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Conommation dopée et crise annoncée

Jacques LAMBERTON, Pissos (40)

 Je ne suis pas économiste et vais sans doute être gratifié de quelques quolibets. Pourtant comment ne pas voir que la consommation est continuellement dopée par des moyens tels que la perversité d’une publicité souvent à la limite de l’abus de confiance et surtout par l’octroi de crédits sans garanties sérieuses, à l’origine d’un fiasco qui a fragilisé tout le système bancaire.

Dans ce contexte, le rééquilibrage cyclique naturel des échanges a souffert d’un retard générateur d’un basculement brutal, d’une crise qui semble être à la veille de la rupture. Le rapport consommation/production, nationale ou mondiale, est perpétuellement à la recherche d’un équilibre par des ajustements périodiques qui modulent dans un sens ou dans l’autre l’importance de la croissance. Est-il raisonnable de s’opposer à cette saine modulation pour obtenir une croissance toujours plus forte par des moyens soi-disant infaillibles qui fleurissent abondamment dans les programmes électoraux ?

A ce jeu apparaît la récession qui frappe parfois durement l’épargnant qui a fait un peu trop confiance aux valeurs boursières.

Surtout, amis d’infortune, ne vendez pas et demander au ciel de vivre assez longtemps pour récupérer votre mise. Pour les bénéfices, la reconnaissance de vos petits enfants vous est acquise.

12 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Lettre ouverte à Benoît XVI

René POUGÉS, Floirac (33)

 
Très Saint-Père, à l’occasion de votre voyage en France et plus particulièrement à Lourdes, permettez à un vieux catholique laïque de solliciter respectueusement votre attention sur le danger, pour la foi, de formuler une vérité dans la forme figée d’un dogme. Le progrès de la science peut vulgariser des évidences que son archaïsme rendra inacceptable par la raison. La réhabilitation de Galilée en 1992 est l’exemple, à la fois, de l’imprudence de l’Inquisition, et du mérite d’un pape à rectifier une erreur doctrinale ; l’expression de toute vérité a un caractère provisoire : l’évolution des connaissances oblige à ne l’accepter qu’après l’avoir vérifiée par la critique, que, précisément, le dogme interdit. Le philosophe Alain l’enseignait en affirmant (dans « Propos ») : « Penser, c’est dire non ». […]

 Bon courage, très Saint Père. Quant à moi, à 94 ans, je ne désire plus que l’amitié de Dieu : en souhaitant qu’il inspire aux hommes la voie du bonheur, dans la fraternité, la justice et la solidarité des relations sociales !

12 septembre 2008 - Aucun commentaire
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L’affaire Clavier

Alain HEILLES, Cales (24)

 Il est vrai que l’on a souvent tendance à accorder aux évènements une importance qu’ils ne méritent pas, et revenir sur l’ « affaire » Clavier paraît presque indécent en regard de ce qu’il se passe ailleurs.

Cela étant, n’étant pas parfait, je ne peux m’empêcher cette entorse à une règle que je me suis fixée car l’incident, notamment parce qu’il ne s’agit que d’un incident, est tout de même terriblement révélateur de la « gouvernance » de notre Président.

Or donc, le sieur Clavier n’est ni plastiqué, ni atteint dans son avantageux physique, ce qui arrive pourtant couramment en Corse, mais simplement envahi dans sa propriété pendant son absence par des autonomistes - que je désapprouve totalement - lesquels ont préalablement prévenu les services de sécurité officiels.

Le chef de ces derniers, en bon professionnel, ordonne à ses troupes de ne pas intervenir afin de ne pas faire dégénérer la situation.

Le sieur Clavier appelle néanmoins son ami le président, le chef de la sécurité est illico-presto débarqué et les forces de sécurité prennent position dans et autour de la villa afin de la protéger. Pas très glorieux tout cela et la France profonde peut constater à quel point le Président s’est amendé en matière de bling-bling. Mais ce qui m’a vraiment interpellé est à venir : la déclaration de la merveilleuse (une, deux !) Ministre de l’Intérieur, la ci-devant Alliot-Marie qui, au lieu de minimiser ce qui n’est qu’un incident, répétons-le, se croit obliger de déclarer, droite dans ses bottes :

1 – le Président n’est absolument pas intervenu

2 – Monsieur Clavier a les mêmes droits que n’importe quel citoyen.

 Chouette ! Ça veut dire que lorsque n’importe quel citoyen sera envahi, plastiqué, blessé, on changera le chef de la sécurité ! Les prétendants ne vont pas se précipiter. A moins qu’ils ne soient des amis de Monsieur Clavier ou du Président.

 

12 septembre 2008 - 1 commentaire
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Europe: quelle indépendance?

André THEAU,  Dompierre-sur-mer (17)

 L’UE peut-elle prétendre à son indépendance tant que ses dirigeants de s’offusqueront pas de l’existence de bases militaires étrangères sur son sol et du fait que ses armées soient sous le commandement des Etats-Unis par le biais de l’OTAN ? Comment une grande entité territoriale dotée d’un parlement, d’une constitution et de multiples instances souvent sourcilleuses peut-elle accepter que le président américain, se conduisant comme s’il était en pays conquis, décide, de son propre chef, l’installation de bases militaires à proximité des frontières russes équipées de missiles pointés sur un pays européen qui a tourné la page du communisme pour rejoindre le camp des démocraties libérales ? Ce faisant peut-on assister à la naissance d’un nationalisme unificateur du grand pays que voudrait être l’Europe ? La réponse est non. Le pire est que la vassalité au suzerain d’outre-Atlantique est pérennisée par le texte d’une constitution européenne, misérablement votée par le parlement français pour ne pas encourir le verdict d’un referendum populaire.

 

12 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Du rôle de la France comme grande puissance

Alain MARCADE,  Pau (64)

 

La France selon Monsieur Sarkozy assume son « statut  de grande puissance » en intervenant militairement et en se maintenant en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme et sa menace planétaire.

Quelle est alors cette grande puissance dont : les caisses de l’Etat sont vides, l’endettement énorme, dont les chômeurs se comptent en millions, les précaires, les mal logés, les SDF, les assistés toujours plus nombreux, le trou de la Sécurité sociale encore plus profond ?

Une grande puissance n’est-ce pas celle qui d’abord est capable de résoudre ses difficultés et problèmes intérieurs pour assurer un mieux être à sa population, avant de vouloir et pouvoir intervenir et jouer à tout prix les arbitres et les grands sur la scène internationale ?

12 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Pas fichés?

Bernard WERY, Galgon (33)

 

J’avoue ne pas comprendre tout cet émoi au sujet du fichier « Edvige » ! C’est comme si nous faisions semblant de découvrir que nous pouvons être fichés. Mais nous sommes fichés ! Et depuis longtemps ! Et souvent parce que nous l’avons choisi !

Bien sûr, nous n’avions pas décidé, en 2003, d’être fichés par les laboratoires de produits médicaux. C’est le ministère de la Santé, qui avait autorisé les caisses de Sécurité sociale, sans nous demander notre avis, à leur faire transmettre la liste de nos achats de médicaments des 12 derniers mois. Nous avons été des milliers à recevoir un questionnaire complémentaire, appelé « CADEUS ». Je les ai « envoyé ch… » avec commentaires à l’appui. Mais les médias furent très discrets. Pas fichés ?

Par contre, nous choisissons de prendre des cartes de fidélité dans les magasins. Et tous nos achats, donc nos goûts, sont mis en fichiers et analysés. J’ai reçu, il y a quelques mois, un « avis de cadeau ». L’on m’y proposait de choisir entre des produits, dont l’un me fut envoyé gratuitement, sélectionnés « en fonction de mes goûts de fidèle client ». Pas fichés ?

Nous choisissons de payer par carte bancaire. Et nos centres de dépenses sont analysés. Sinon, pourquoi recevrions-nous, régulièrement, ces offres de fournisseurs, dont nous n’avions jamais entendu parler, mais qui semblent si bien nous connaître ? Pas fichés ?

Bien sûr, les détenteurs de cartes d’abonnements aux transports en commun n’ont pas décidé de dire où ils vont et pat où ils passent. Mais, à chaque pointage local, ou achat en guichet, leur code carte est enregistré. C’est ce qui permet à certains prestataires de nous adresser des offres bien ciblées. Eh, oui, ces cartes d’abonnement sont souvent payées par chèque, qui mentionne notre adresse. Pas fichés ?

Et puis, même si nous ne le décidons pas, nous sommes bien obligés de renseigner un tas de documents administratifs ou bancaires, souvent très exigeants dans les détails. Qui n’a pas rempli chaque année, sa déclaration de revenus, sa fiche d’habitation ? Qui aurait refusé de répondre aux questions, parfois indiscrètes, des feuillets de recensements ? Qui n’a pas fait une demande de prêt bancaire, avec toutes les cases qu’il faut remplir sous peine d’aller se faire voir ailleurs ? Qui ne s’est pas vu proposer le « fichier de sécurité » récemment inauguré dans les pharmacies ? Pas fichés ?

12 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Débat autour d’une grace

Philippe VIGNAU, BRUGES (33)

Le 7 septembre dernier, dans les arènes de Dax, lors de la Feria « Toros y Salsa », un taureau de l’élevage de Victoriano del Rio (le 6ème de la corrida) a été gracié à la demande du public et après une faena donnée par Miguel Angel Perera au cours de laquelle le toro n’a pas arrêté de foncer sur la muleta du matador, avec une noblesse extraordinaire.

Que dire de tout cela ?

– à la suite de cet événement, Sud-Ouest a publié une chronique de Zocato le lendemain, puis un article de Rémi Monnier, le surlendemain, en bonne place (4ème de couverture avec une belle photo) ;

– cette « grâce était-elle méritée, alors que le toro n’a reçu qu’un « picotazo » et que la grâce ne doit être accordée qu’aux toros vraiment « braves », c’est-à-dire, ayant répété à la pique ?

– donc, la grâce n’a récompensé qu’une bravoure partielle du toro et, surtout, sa noblesse, sa faculté de charger droit à la muleta; ce n’était pas un toro complet, un toro de « bandera », comme on le qualifie en Espagne ;

– comme l’amorçait la chronique de Zocato, en disant que certains aficionados ne seraient pas d’accord, j’estime, avec ceux-la, que la corrida, les toros, les toreros, le public et les médias, sont engagés « sur une mauvaise pente » : celle qui privilégie les toros faciles qui passent tout seuls, qui ne sont pas piqués, souvent faibles de pattes, et qui sont graciés alors qu’ils « n’ont rien dans le ventre », à savoir qui manquent de cette hargne et de cette dangerosité propres à la caste sauvage et qui ne sont des collaborateurs dociles et innocents, on dirait sans odeur et sans saveur ;

– ce phénomène est récent et ne concerne, en général, que des élevages « commerciaux » et/ou d’origine Juan Pedro Domecq comme le note en annexe Rémi Monnier : depuis 2001, en France – élevages de Victoriano del Rio, Juan Pedro Domecq, Zalduendo, Cebada Gago, Robert Margé, Javier Perez Tabernero, notamment ;

– ce phénomène est devenu une mode, fait partie de la fête (le public se « goberge » en réclamant la grâce) et, quelquefois, est « téléphoné » par l’éleveur, ce qui fait que cela devient banal ;

– comment vont être les descendants de cet animal conservé pour la reproduction : à nouveau des toros dotés d’une grande noblesse, mais certainement pas d’une grande bravoure ?

– ainsi, sera prise la pente qui privilégie le troisième tiers et la noblesse du toro, au détriment de la bravoure et du premier tiers essentiel pour déterminer cette bravoure ;

– que deviendront alors les élevages de toros-toros, vont-ils céder à la même tentation ou vont-ils disparaître ?

– les corridas ne deviendront-elles qu’un spectacle de ballet où le toro est diminué ou absent ?

– les « aficionados a los toros » comme ils sont désignés en Espagne, disparaîtront-ils, eux aussi ?

En ce qui me concerne, à la dernière question je réponds non, j’essaie de me battre pour préserver la corrida « authentique » celle qui est basée sur l’affrontement du taureau sauvage et de l’homme intelligent, et je fais appel à tous ceux qui partagent cette conviction.

12 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Où sont passé les Jeux paralympiques?

Dufourg Henri, Andernos-les-Bains  (33)

 Après les tribulations avant JO, les débats, discussions, polémiques diverses je n’avais qu’une peur fin août : que tout recommence pour les seconds JO, paralympiques cette fois. Mais là, mon étonnement fut grand : pas un mot, pas un reportage, pas d’annonce aux préliminaires.  Je fus même inquiet : auraient-ils lieu ou pas, quand commencent-ils exactement ?

Je me trompais puisqu’ils se déroulent en ce moment : mais qui a parlé de la magnifique cérémonie d’ouverture et des premières médailles françaises

Dans ce non “vacarme” médiatique qui m’a écoeuré d’être Français, je regrette profondément que nos valeureux athlètes handicapés se battent dans l’indifférence : par exemple nos ministres des  sports seront-ils présents pour les encourager ?

Mais pour finir, je trouve tout de même deux satisfactions dans ce désert médiatique : en premier lieu que notre polichinelle élyséen n’ait pas eu à s’agiter comme de coutume, sa présence  n’étant plus cruciale pour la fierté du coq gaulois ; en second, je suis sûr d’avance que les médaillés seront reçus à Paris en grande pompe, touchant aussi du CNOSF un pactole intéressant et équivalent à celui de leurs “collègues” du mois d’août.

12 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Eglise et Etat

A. Jouclard, Coutras (33)

 

Tout change très vite ! Dans l’article de « Sud Ouest » annonçant l’arrivée d’un nouvel abbé à Coutras (33) du mercredi 10 septembre 2008, j’apprends que la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat a dû être abrogée, l’abbé affirmant que “il n’y a pas de séparation entre l’Eglise et l’Etat”.

J’ai pris cela pour une boutade mais j’ai dû changer d’avis puisque, comme écrit plus loin, le maire de la commune “a appelé les uns et les autres à se retrouver dans les deux grandes maisons que sont l’église et la mairie et à marcher main dans la main”.

C’est vrai que depuis un certain temps, des tentatives ont été faites à tous les niveaux, y compris le plus haut, pour revenir sur cette particularité française dont je suis fier et qui garantit la pleine liberté de conscience dans le respect de chacun.

Quand des pays comme l’Espagne reviennent sur la reconnaissance d’une religion d’état, il serait fort dommage que la France renie ses valeurs et reviennent des siècles en arrière, avec les risques que cela entraînerait.

Que chacun se détermine en toute liberté, mais il n’appartient pas aux élus de nous dicter nos choix !

12 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Thierry BOYE, TOULOUSE (31)

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Tôt le matin au bord du lac d’Hourtin.
 

11 septembre 2008 - Aucun commentaire
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