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Archive pour la catégorie 'Tribunes libres'

Penser librement

MME. Labourdette


S’il vous plait, qui aura le courage de dire, de soutenir que la foi de MMe Betancour est chose totalement privée; que la France autrefois laïque -parce que maintenant, on se demande- n’a que faire de son pélerinage à Lourdes, de son chapelet en bambou et que sais je? Que sa foi ait tenu debout cette femme, je n’en disconviens pas et même je le comprendrais presque, mais vous, journalistes, peut-on vous demander pudeur et distance, respect de la vie privée, même si le sujet de vos papiers est preneur du viol de celle ci? En fait, il s’agit aussi de la liberté de ceux qui vous lisent ou vous entendent. Je ne veux pas être abreuvée de la conversion , du pélerinage, de l’audience auprès du pape, de mme Betancour! Y a-t-il encore en France un espace pour les laïques, qui, sans être obligatoirement libres penseurs, athées ou bouffe curé, veulent pouvoir penser librement? Merci à vous…

15 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Penser à une autre Europe

SERGE MIASSÉRIAN, Anglet (64)

            La crise actuelle de l’Europe, plus exactement de l’Union européenne, et que seuls les peuples peuvent ressentir en profondeur et exprimer, quand ils le peuvent, par référendum, résulte en grande partie de la politique libre-échangiste poursuivie depuis trente-quatre ans par Bruxelles et son fédéralisme.

            Il convient de bâtir une construction de l’Europe sur une confédération d’états souverains, consultant les populations à toute décision fondamentale et arrêter tout élargissement à l’Est, aux limites culturelles historiques. Sur le plan économique, il faut également édifier une protection de l’Europe en appliquant une préférence communautaire à l’égal d’autres nations. Sinon il faudra envisager toute sécession et penser à une autre Europe. On ne peut faire l’UE sans l’Europe. La vraie !

11 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Mépris

Vincent Marot, Mérignac (33)

Le 25 juin dernier, le gouvernement et « Le Figaro » claironnaient de concert : « Le bouclier fiscal profite aux foyers très modestes », avec le constat suivant : « 84 % des bénéficiaires ont un revenu mensuel net inférieur à 3 500 euros ». Cette « information » ne repose que sur le nombre de bénéficiaires, et pas sur la répartition du gain. Et pour cause. Sur 15 000 bénéficiaires, les deux tiers se partagent à peine 5 % du montant total, soit un chèque moyen de 800 euros par ménage, alors que l’autre tiers reçoit 95 % du montant, soit un chèque de 41 000 euros par ménage ! Un peu comme si on avait 100 kg de riz à partager en 10, qu’un goinfre déjà repu en prenait 90 kg, que 9 affamés se partageaient 10 kg, et qu’on titrait « le riz a surtout profité aux affamés ». Les mêmes avaient déjà fait croire que l’allégement des droits de succession, loi archaïque valorisant l’héritage au détriment du travail, profitait aux petites successions, pourtant déjà exonérées avant la loi.

Non seulement le gouvernement n’assume pas sa politique idéologique, douce avec les riches et dure avec les faibles, mais il est capable de mentir pour la vendre, avec un cynisme et un mépris révoltants. Le même mépris affiché cette semaine par le président contre les grévistes, et avant ça contre les enseignants, les chômeurs, les malades, les immigrés. Impunément, jusqu’à présent…

11 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

De Charybde en Scylla

JP BOURGEOIS, SARLAT (24)

 
Les frasques du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy ont déstabilisé beaucoup d’observateurs. On se dit, alors, que ce “prurit“ de nouvel élu va se calmer.
Las ! Sa précédente femme nous avait prévenu : « il a des problèmes de comportement… ».
Laissons de côté toutes ces bourdes et incongruités diverses pour ne retenir que l’inexcusable : Kadhafi plante sa tente dans les jardins de l’Elysée.
Bachar El-Assad est invité au défilé du 14 juillet, au cours duquel la République Française va devoir lui présenter les armes (du calme Marianne, vous n’avez pas encore tout vu).
Il annonce devant Kouchner, qui avale sa énième couleuvre, qu’il participera bien à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques.
Il détruit jour après jour le tissu social de notre pays, comme poussé par une vengeance obsessionnelle contre ces cochons de prolétaires (stricto sensu).
Ses thuriféraires, dont l’allégeance affligeante est unique dans l’histoire, obtempèrent et applaudissent.
Qu’est devenu la France ? Que devra-t-il encore  lui faire pour qu’elle se réveille ?

11 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Pourquoi la Légion d’Honneur à Ingrid Betancourt?

DANY Hourcade, SOUSTONS (40)

 
 Le président Sarkozy veut que Madame Ingrid Betancourt fasse partie de la promotion du 14juillet pour la remise de la Légion d’Honneur. Je pensais, comme beaucoup d’autres, que la Légion d’Honneur était destinée aux personnes qui avaient rendu un service à la France, mais, depuis quelques années, cette décoration est remise un peu à n’importe qui et je me demande pourquoi Ingrid Betancourt mérite cette distinction.

Voilà une Colombienne militant dans son pays, se présentant aux élections dans son pays, se faisant enlever par des rebelles dans son pays, vivant un enfer dans son pays, cela je ne le conteste pas, qui va accéder à cette haute distinction. Bien que me félicitant de sa libération, je ne comprends pas pourquoi cette personne mérite la Légion d’Honneur alors que la mise à disposition d’un avion pour ses enfants et pour elle -même a coûté des millions d’euros à la France, et je ne parle même pas des tentatives avortées de libération que la France a payées il y a quelques mois.

Je trouve cela proprement scandaleux  alors que des milliers d’hommes et de femmes qui ont combattu pour la France n’ont même pas eu droit à la reconnaissance qu’ils méritaient. Et pourquoi, n’aurais-je pas droit, moi-même, à la Légion d’Honneur ? En effet, je paye des impôts dans ce pays. Je fais donc quelque chose pour la patrie.

 

9 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Les excès de l’affaire Betancourt

Joan-Jacme Gillot, 24, La Douze

Je ne suis pas insensible aux joies et aux peines, mais l’affaire Betancourt est excessivement et curieusement rapportée. Voila que les caméras complaisantes s’associent aux cérémoniaux de récupération. Voila que la “presse d’information” quitte les rails de l’analyse distanciée pour faire chœur avec la propagande. Voila que les hebdos de la presse à scandale sont les invités des plateaux de télé de service public alors que les éditeurs négocient déjà le prix de ses mémoires ?
Voila qu’un otage est promu au rang de “résistante”, qu’on en fait une Jeanne d’Arc, qu’on évoque son nom pour le Nobel de la paix, comme s’il s’agissait d’un autre Mandela.
Mais qui se pose des questions sur l’aspect physique de Mme Betancourt dont l’évidence montre qu’elle a été “libérée” depuis plusieurs semaines ? Qui enquête véritablement sur les dessous de sa “libération” ?
Qui fait campagne sur les milliers d’internés et éliminés pour opinion, tant chez nos “amis” africains ou chinois que dans les geôles castristes dont le régime reste encensé par la veuve d’un ancien président ?

9 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Chef des amateurs

Jacky Courtial, Larrvivière-Saint-Savin (40)

 Deux jours seulement après le drame de Carcassonne du 29 juin où un sergent parachutiste, lors des journées ” portes ouvertes ” de son régiment a tiré à balles réelles sur les spectateurs, le président de la République a accepté la démission du Général Cuche, chef d’état-major de l’armée de terre .Nicolas Sarkozy très énervé a traité les militaires d’amateurs .Pour mémoire, président de la République, il est aussi chef des armées et par conséquence chef des amateurs. Au vu de l’actualité de la semaine, il pourrait suggérer à nos vaillants militaires d’aller s’entraîner avec les soldats colombiens qui ne tirent aucune balle même à blanc pour libérer les vrais otages des FARC dont faisait partie Ingrid Bétancourt. Aujourd’hui, le chef de l’Etat, lui seul, se prend toujours pour le super-professionnel en qui les Français ont cru tant la campagne présidentielle était convaincante. 14 mois après, hélas, le pouvoir d’achat est en berne, la France est devenue une véritable pétaudière et les Français découvrent au sommet de l’ Etat, un amateur arriviste, désordonné, nerveux et incompétent.

4 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Une autre idée de l’Europe

Alain Cantiran, Le Bouscat (33)

Bien que né après la seconde guerre mondiale, j’ai été largement informé dans mon enfance à Bègles sur les horreurs et les massacres perpétrés entre 1939 et 1945.

Je suis convaincu qu’il faut absolument assurer la paix en Europe.

Construire une union des États est une grande idée. L’immense majorité des Français est pour la coopération économique, la paix, toute la force générée par le fait que l’on ne reste plus seul dans son coin. Agir ensemble est beaucoup plus efficace et beaucoup plus enthousiasmant. Comment, moi qui suis pour cette idée, serais-je devenu eurosceptique ou antieuropéen ?

C’est en détournant le vocabulaire que les commentateurs politiques et les journalistes arrivent à ce tour de force de la désinformation. Dans les médias les plus importants, les journalistes utilisent le vocable « l’Europe ». Si on parle géographie et continent, alors on peut dire l’Europe car il n’y en a qu’une.

Mais nos journalistes parlent bien sûr de l’Europe libérale, sous-entendant par l’utilisation de l’article défini « l’»,  qu’il n’y a qu’une seule Europe politique possible, la leur, celle qu’ils défendent. Dès lors, s’il n’y a qu’une Europe politique possible, toutes celles et tous ceux qui sont pour une autre Europe, sociale par exemple, sont qualifiés d’antieuropéens ou d’eurosceptiques. Avec cette présentation, si on n’est pas pour leur Europe (politique), on est contre l’idée européenne.

Sur le plan de la propagande, c’est un coup remarquable car celles et ceux qui votent contre cette Europe (politique) qui est leur Europe (politique), sont présentés à l’opinion publique comme opposés à la grande idée qui a permis d’écarter la guerre. Mais cette présentation fallacieuse va plus loin avec une deuxième escroquerie très grave pour la démocratie. Ceux qui présentent les choses ainsi font passer le message suivant : « si vous n’êtes pas un antieuropéen, votez pour l’Europe libérale ! » Or, comme je l’ai rappelé plus haut, l’immense majorité des Français est pour l’idée européenne.

Si nos journalistes ont encore un peu de déontologie, ils doivent revenir à une présentation plus nuancée des choses. Le vocabulaire suivant me semble beaucoup plus approprié pour parler de l’Europe libérale (et même ultra-libérale) : l’Union Européenne ou l’Europe du Traité de Rome, ou l’Europe libérale…

4 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

Le socialisme reste l’espoir

Jean-Valère Baldacchino, Bordeaux (33)


L’alternance politique et économique est plus que jamais à la une : le capitalisme démontre une fois de trop ses limites. C’est une première dans l’histoire, jamais il y eut la conjonction de trois crises dans des domaines clefs, comme celles que nous vivons en ce moment. La situation actuelle est le produit des crises pétrolière, alimentaire et immobilière.

De plus en plus, les gens regardent de nouveau vers ce qui fut longtemps discrédité par le vice des hommes et les épreuves de l’Histoire : le socialisme.

Le socialisme reste l’espoir. Est-il possible ? Vivable ? On veut y croire.

Mais avant que le socialisme advienne, il faudrait que ses acteurs unissent leurs forces.

Clin d’œil à la situation française. Le PS à tout pour gagner, ou presque. Hormis un déficit de pensée – mais à quoi bon réfléchir puisque les électeurs n’ont que faire d’un programme de raison et d’avenir -, il existe un handicap qui tend à devenir une règle, celui de l’absence de cohésion. Tous veulent se placer à la tête du parti et se positionner dès lors comme le présidentiable pour 2012. Trop de divisions, trop de motions. La question qui se pose est de savoir si le Premier secrétaire du parti sera le seul représentant pour les socialistes ? Certains disent oui, pour s’assurer la place de leadership durant les quatre années à venir. D’autres disent non, par peur que le parti ne se divise et se retrouve dans une situation de non-conciliation envisageable. Et pourtant, n’est-ce pas mieux d’avoir un présidentiable quatre ans avant l’année déterminante, afin de travailler pendant tout ce temps-là à un objectif unique en regroupant tous les esprits et présenter aux Français un vrai programme, pensé et sérieusement travaillé ? Certes, mais à condition que tout le monde s’aligne…

4 juillet 2008 - Lire la suite Tags: none

« Les nationalismes, c’est la guerre »

YVES DAURIAC, Anglet (64)

            Après le « non » irlandais, l’Europe n’est pas morte mais demeure gravement malade. La stupide règle de décisions à l’unanimité bloque toute avancée puisque 1 % de la population totale suffit à rejeter un traité de Lisbonne destiné à en améliorer le fonctionnement : président élu pour deux ans et demi, pouvoirs du Parlement renforcés, ébauche de diplomatie commune.

            Sans l’adoption du vote à la « majorité qualifiée », fort bien définie et prudente, l’Europe est condamnée à l’immobilisme et à la mort. A 27, l’unanimité est impossible.

            La majorité du « non » irlandais est faite, comme en tout référendum, de l’addition des contraires et en contradiction avec le « non » français : trop de social pour les uns, pas assez pour les autres, risque de se voir imposer l’avortement dit l’un, menace sur ledit avortement pour l’autre, liberté et pas d’harmonisation fiscale que les autres réclament. Faute de consensus avec concessions mutuelles, que faire de ces majorités disparates et contradictoires ?

            Quant aux « nonistes français » qui pavoisent, leur provocation est indécente. Le Pen hisse le drapeau irlandais. Le PC, logique avec lui-même, contre l’Europe contrecarrant l’URSS, s’en réjouit. Mélenchon jouant le Blanqui antiparlementaire, oublie qu’il est sénateur, quelle horreur ! Les énarques d’ATTAC continuent de pontifier et jubilent. Fabius, plus avisé, se fait discret.

            Oublient-ils que si l’Europe demeure embourbée, dinosaure économique poussif en mal d’énergie, nain politique, avec ses présidents tourniquets et sa diplomatie divergente, ce sont les puissances financières et les identités égoïstes qui feront la loi et réveilleront les nationalismes ?

            Mitterrand dans sa proclamation « Les nationalismes, c’est la guerre » nous l’avait rappelé à l’occasion des crises des Balkans, du Pays Basque et de l’Irlande du Nord… Il y va de l’avenir de la paix.

 

27 juin 2008 - Lire la suite Tags: none