De l’absence de profil chez les sympathisants du Modem…
Marie-José del Rey
Dans son article du
journal Sud Ouest en date du 3 avril dernier, intitulé « La minute
Cazabonne », le journaliste Patrick Faure écrit : “Aucun mérite pour
moi à me déguiser en sympathisant du Modem, puisque le profil reste toujours à
définir.”
S’agissait-il d’une véritable critique, d’une taquinerie ou d’un simple constat
?
Pour ma part l’intérêt d’être sympathisant de ce mouvement réside justement
dans cette absence de profil type, dans ce rejet du clonage des militants.
Liberté de penser et indépendance d’esprit de chacun de nos membres procurent
la force même à notre mouvement. Pas besoin de s’aliéner à un modèle dominant
pour défendre des idéaux communs et contribuer à une révolution sociétale
positive. L’acceptation de nos différences constitue précisément une de nos
particularités par rapport aux partis politiques classiques.
Cependant, par acquis de
conscience et pour m’assurer qu’il ne s’agit pas là uniquement de mes propres
élucubrations, j’ai soulevé la question de l’absence de profil de nos
sympathisants sur notre forum de discussion. Voici, en substance, ce qu’il en
ressort :
- « La question sous-jacente est très
probablement celle du ou des groupes sociaux des adhérents du Modem. C’est bien
là la difficulté, il y a de tout : des petits, des grands, des blancs, de
noirs, des jaunes, des riches, des pauvres. Quel peut être alors leur
dénominateur commun ? La démocratie : ils n’acceptent pas d’aliéner leur
libre-arbitre à des considérations de carrière, de copinage, et autres. »
- « Un militant épouse l’idée
de son parti, applique les directives auxquelles il lui arrive que très
rarement de n’être pas en totale adéquation ; c’est, jusqu’à la naissance de
notre mouvement, ainsi qu’on perçoit le militant. »
Dès
lors, la spécificité du Modem réside sûrement en ce qu’il s’agit d’un
mouvement, pas d’un parti… « Mouvement composé de personnes différentes,
issues de tous horizons politiques, raciaux, sociaux qui ont en commun une
réelle liberté de penser, qui agissent dans le respect des autres et des
générations futures, qui n’acceptent pas la compromission au détriment de ces
valeurs, qui imaginent que l’évolution sociétale permanente implique une
réflexion continue et surtout qui intègrent pleinement les différences jusque
dans la pensée politique. Ce militant là, est, pour sûr, d’un genre différent
et doit sûrement perturber les esprits ! »
Vous
l’aurez compris, les sympathisants du Modem non seulement contents de ne pas se
reconnaître dans un profil type, mettent de plus un point d’honneur à
revendiquer leur nature ATYPIQUE !




