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Pour le retour des “vrais” patrons

André Loubrie, Saint-Maixant (33)

 Parvenant en fin de ma carrière professionnelle, je lis votre journal, quelque fois avec étonnement.

Vous avez publié un article sur le Medef et les soucis de Mme Parisot concernant la mise en danger des entreprises face aux charges grandissantes. Sur la page suivant vous faites part des indemnités de départ, pour mauvais résultats, de M. Le Fur (Sanofi) qui ne percevra, dans un premier temps, que la moitié de ses indemnités, à savoir 2,705 millions d’euros pour 2 ans de présence, et 2,384 millions de stock-options. Pauvres dirigeants !

Après les indemnités de M. Zacharias (Vinci), des dirigeants de Carrefour, EADS, et autres, ce monde du travail n’est plus acceptable. Dans ces grands groupes, les cadres et grands dirigeants se privilégient sur le dos des salariés qui triment pour assurer les résultats.

Nous sommes revenus des décennies en arrière, et sous une autre forme « d’esclavagisme ».

Le « monde dirigeant » de notre pays n’est en rien représentatif de la population : minorités d’adhérents, exclusivité de gens arrivant des grandes écoles et du secteur public qui ne comprennent rien aux besoins de vie des citoyens et qui sont éloignés de toute réalité. Ils démontrent tous les jours que l’instruction ne fait pas l’intelligence.

Les gros salaires accordés sont une insulte pour la majorité des salariés et retraités de ce pays. […]

Peut-être serait-il souhaitable de voir le retour de vrais patrons, propriétaires de leurs entreprises qui savaient les pérenniser. Aujourd’hui, ce ne sont plus que des directeurs et des cadres qui pensent posséder la science infuse, l’avis de toute autre catégorie de salariés étant négligeable et méprisable. Ce pays manque de gens honnêtes et de bon sens qui dirigent les affaires sur le moyen et long terme.

 

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