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Jamais je ne pourrai oublier ces cris

 Christophe Leprêtre, Urrugne (64)

Dimanche 13 juillet, je me trouvais à Tartas (Landes) pour un rassemblement pacifique contre la corrida. J’ai pu discuter longuement avec un des pontes de la tauromachie en France, un homme au demeurant honorable qui fait beaucoup d’humanitaire (sic), et qui m’a avoué son côté barbare.
Nous étions à quelques mètres de l’entrée des arènes. La corrida de ce jour était une novillada où des apprentis matadors “se font la main” sur des jeunes taureaux, plus exactement aux dires des vétérinaires sur des veaux qui n’ont que trois ans. J’ai participé à beaucoup de manifestations mais c’est la première fois que j’ai entendu distinctement beugler de douleurs lors de la mise à mort ces taureaux. Des études scientifiques ont révélé que ces beuglements étaient aussi des appels désespérés en direction de leur mère.
Des militantes pleuraient pendant qu’en face, à la buvette, des « aficionadas » en ricanaient et se moquaient. Jamais je ne pourrai oublier ces cris d’animaux.

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