Jamais je ne pourrai oublier ces cris
Dimanche
13 juillet, je me trouvais à Tartas (Landes) pour un
rassemblement pacifique contre
Nous étions
à quelques mètres de l’entrée des arènes. La corrida de ce jour était une
novillada où des apprentis matadors “se font la main” sur des jeunes
taureaux, plus exactement aux dires des vétérinaires sur des veaux qui n’ont
que trois ans. J’ai participé à beaucoup de manifestations mais c’est la
première fois que j’ai entendu distinctement beugler de douleurs lors de la
mise à mort ces taureaux. Des études scientifiques ont révélé que ces
beuglements étaient aussi des appels désespérés en direction de leur mère.
Des
militantes pleuraient pendant qu’en face, à la buvette, des « aficionadas »
en ricanaient et se moquaient. Jamais je ne pourrai oublier ces cris d’animaux.





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