Une autre idée de l’Europe
Alain Cantiran, Le Bouscat (33)
Bien que né après la
seconde guerre mondiale, j’ai été largement informé dans mon enfance à Bègles
sur les horreurs et les massacres perpétrés entre 1939 et 1945.
Je suis convaincu qu’il faut
absolument assurer la paix en
Construire une union des États est une grande idée. L’immense majorité des Français est pour la coopération économique, la paix, toute la force générée par le fait que l’on ne reste plus seul dans son coin. Agir ensemble est beaucoup plus efficace et beaucoup plus enthousiasmant. Comment, moi qui suis pour cette idée, serais-je devenu eurosceptique ou antieuropéen ?
C’est en détournant le
vocabulaire que les commentateurs politiques et les journalistes arrivent à ce
tour de force de
Mais nos journalistes parlent
bien sûr de l’Europe libérale, sous-entendant par l’utilisation de l’article
défini « l’», qu’il n’y a qu’une
seule Europe politique possible, la leur, celle qu’ils défendent. Dès lors,
s’il n’y a qu’une Europe politique possible, toutes celles et tous ceux qui
sont pour une autre Europe, sociale par exemple, sont qualifiés d’antieuropéens
ou d’eurosceptiques. Avec cette présentation, si on n’est pas pour leur
Sur le plan de la propagande,
c’est un coup remarquable car celles et ceux qui votent contre cette Europe
(politique) qui est leur Europe (politique), sont présentés à
l’opinion publique comme opposés à la grande idée qui a permis d’écarter
Si nos journalistes ont encore
un peu de déontologie, ils doivent revenir à une présentation plus nuancée des
choses. Le vocabulaire suivant me semble beaucoup plus approprié pour parler de
l’Europe libérale (et même ultra-libérale) : l’Union Européenne
ou l’Europe du Traité de





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