Le socialisme reste l’espoir
Jean-Valère Baldacchino, Bordeaux (33)
L’alternance politique et économique est plus que jamais à la une : le
capitalisme démontre une fois de trop ses limites. C’est une première dans
l’histoire, jamais il y eut la conjonction de trois crises dans des domaines
clefs, comme celles que nous vivons en ce moment. La situation actuelle est le
produit des crises pétrolière, alimentaire et immobilière.
De plus en plus, les
gens regardent de nouveau vers ce qui fut longtemps discrédité par le vice des
hommes et les épreuves de l’Histoire : le socialisme.
Le socialisme reste
l’espoir. Est-il possible ? Vivable ? On veut y croire.
Mais avant que le
socialisme advienne, il faudrait que ses acteurs unissent leurs forces.
Clin d’œil à la
situation française. Le PS à tout pour gagner, ou presque. Hormis un déficit de
pensée – mais à quoi bon réfléchir puisque les électeurs n’ont que faire d’un
programme de raison et d’avenir -, il existe un handicap qui tend à devenir une
règle, celui de l’absence de cohésion. Tous veulent se placer à la tête du
parti et se positionner dès lors comme le présidentiable pour 2012. Trop de
divisions, trop de motions. La question qui se pose est de savoir si le Premier
secrétaire du parti sera le seul représentant pour les socialistes ?
Certains disent oui, pour s’assurer la place de leadership durant les quatre
années à venir. D’autres disent non, par peur que le parti ne se divise et se
retrouve dans une situation de non-conciliation envisageable. Et pourtant,
n’est-ce pas mieux d’avoir un présidentiable quatre ans avant l’année
déterminante, afin de travailler pendant tout ce temps-là à un objectif unique
en regroupant tous les esprits et présenter aux Français un vrai programme,
pensé et sérieusement travaillé ? Certes, mais à condition que tout le
monde s’aligne…





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