Carcassonne: de nombreuses questions
René-Claude Agboton, Mont-de-Marsan (40)
Plusieurs
questions restent sans réponse dans cette affaire :
- Si le sergent
X a tiré à balles réelles dans la foule avec un fusil d’assaut (une arme de
guerre), par quel miracle n’y a-t-il aucun mort ? Ces munitions
déchiquettent leurs cibles et là, elles ont touché 17 personnes à courte
distance sans en tuer aucune ! Surprenant !
- Dans un exercice de ce type, les armes doivent être munies de bouchons de tir
à blanc. Ce bouchon permet à chaque acteur d’être sûr que son arme et celles
des autres ne peuvent pas tirer en réel. Pourquoi aucun militaire n’a remarqué
que le sergent X n’avait pas de bouchon à son arme ?
- Si le sergent X avait un bouchon à son arme au début de l’exercice, pourquoi
l’a-t-il dévissé ensuite avant de “se tromper” de chargeur ?
Pour que la vérité soit faite sur ce drame, il ne suffit pas que le chef d’état-major
démissionne. Il faut au moins donner une réponse aux questions ci-dessus qui
démontrent que la version officielle de l’erreur humaine ne colle pas. Il faut
dire au grand public quel type de munitions a été utilisé par le sergent X,
pourquoi et qu’en est il de ces bouchons de tir à blanc. Si un officier a
autorisé que l’exercice se fasse sans ces bouchons, c’est un criminel dangereux
qu’il faut arrêter sans délai.
Alors il faut de la lumière sur cette affaire, vite !






François-Xavier Liétaert dit :
Je souhaite donner quelques réponses à Monsieur Agboton qui s\’il a une analyse intéressante techniquement est je le cite \”très circonspect sur cette fusillade à Carcassonne et sur la version officielle de l’erreur humaine\”. La munition 5,56mm OTAN est une munition de guerre, c\’est évident, mais qui est beaucoup moins mortelle que ne l\’était le 7,62 ou que ne l\’est encore (a courte distance le 9mm). Ceci peut expliquer la chance inouïe de n\’avoir à déplorer aucuns morts. Pour la petite histoire, des grands stratèges ont remarqué qu\’un adversaire blessé occupait une 40 aine de personnes (pour l\’évacuer, l\’opérer, le soigner etc…) Alors qu\’un mort… D\’autre part, le bouchons de tir à blanc, ne sert pas à rassurer les collègues que nous ne puissions pas tirer en réel. Cela sert uniquement à la récupération des gaz développés par la combution de la poudre pour provoquer le mouvement de réarmement automatique ce qui en temps normal est provoqué par le bouchon temporaire qu\’est l\’ogive tant qu\’elle n\’a pas quitté le canon. Ces bouchons sont d\’ailleurs réalisés dans un métal assez peu résistant et aussi surprenant que cela va vous paraître, selon des collègues qui l\’ont testé sur nos armes la balle est tellement rapide (+- 950m/sec) qu\’elle traverse le bouchon en question sans provoquer de dégâts ou de chocs importants. Je crois donc que le Sgt X n\’a pas été obligé de dévisser son bouchon avant de se tromper de chargeur comme vous le dites. Cela dit en tant que professionnel, je me demande quand même combien de balles réelles ont été tirées pour blesser autant de monde. En effet, une question me taraude: combien de tirs lui aura-t-il fallut pour réaliser qu\’à chaque fois l\’arme avait un recul et que de facto il ne tirait pas à blanc? Les résultats de l\’enquête nous le diront… peut-être…